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9 min de lecture27 septembre 2026

Baromètre SEO 2026 : on a passé 500 sites d'entreprises de Dijon au crible, voici ce qui cloche

On a analysé 501 sites de commerces, restaurants et PME de Dijon avec 13 critères SEO. Score moyen 76/100, 80 % d'images sans description, un site sur cinq sans titre principal. Chiffres et corrections.

Axel Masson

Axel Masson

Fondateur & Directeur Créatif

Baromètre SEO des sites de Dijon : barres des principaux défauts constatés

Pourquoi on a fait ça

Quand une entreprise de Dijon nous demande si son site est « bien fait pour Google », on répond en regardant son site. Mais on n'avait jamais de point de comparaison honnête : bien fait par rapport à quoi ? Aux sites des concurrents d'à côté, ceux que le client de la rue Musette ou de la Toison d'Or voit avant de choisir.

Alors on a pris la question au sérieux. On a relevé les sites internet des entreprises de Dijon dans OpenStreetMap, la base cartographique collaborative : commerces, restaurants, agences immobilières, cabinets, artisans, hôtels. On a retiré les chaînes nationales, les administrations et les sites hébergés uniquement sur Facebook. Il restait 621 adresses. 501 ont répondu correctement et ont été analysées avec les 13 critères de notre analyseur SEO gratuit, le même outil que celui que vous pouvez utiliser sur votre propre page.

Ce qui suit, ce sont les résultats. Aucun site n'est nommé : le but n'est pas de pointer du doigt, c'est de donner à chaque dirigeant dijonnais une idée de là où il se situe, et de ce qui se corrige vite.

Le chiffre qui résume tout : 76 sur 100

Le score moyen des 501 sites est de 75,6 sur 100, la médiane à 79. Ce n'est pas catastrophique, et c'est le premier enseignement : la majorité des sites dijonnais ont des fondations correctes. HTTPS est presque partout (98 %), la balise de langue aussi, le format mobile est déclaré sur 98 % des sites.

Mais la répartition dit autre chose :

ScoreSitesPart
Moins de 60, fondations fragiles7014 %
Entre 60 et 85, corrections simples à faire29058 %
85 et plus, fondations saines14128 %
13 critères sur 1371 %

Six sites sur dix sont dans la zone intermédiaire : pas de faute grave, mais une série de petites négligences qui, cumulées, laissent la place aux concurrents. Et 112 sites, soit plus d'un sur cinq, cumulent trois critères ou plus en échec.

Les cinq défauts les plus fréquents

Testez votre site en 5 secondes. Notre analyseur SEO gratuit vérifie 13 critères (title, meta, H1, HTTPS, données structurées…) et vous donne un score sur 100 avec les corrections à faire, sans inscription.

1. Des images sans description : 80 % des sites

C'est le défaut numéro un, et de loin. Sur 501 sites, 187 n'ont aucun attribut alt sur leurs images et 216 autres n'en ont que sur une partie. Seuls 18 % des sites décrivent toutes leurs images.

Pourquoi c'est un problème : Google Images est une porte d'entrée que presque personne n'exploite localement. Un restaurant dont les photos de plats portent une description apparaît quand quelqu'un cherche « bœuf bourguignon Dijon » en images. Sans description, la photo est invisible. C'est aussi une question d'accessibilité pour les personnes qui utilisent un lecteur d'écran.

Ce que ça demande : une phrase par image, dans l'outil d'administration du site. Une heure pour un site vitrine.

2. Une meta description absente ou mal calibrée : 60 % des sites

83 sites n'ont aucune meta description. 222 autres en ont une, mais trop courte ou trop longue. Résultat : Google en invente une, en piochant dans la page, rarement à l'avantage de l'entreprise.

La meta description n'influence pas le classement, mais c'est elle qui décide si on clique sur vous ou sur le voisin dans les résultats. Entre 120 et 160 caractères, avec ce que vous faites, où, et pourquoi vous plutôt qu'un autre.

3. Un titre qui ne dit pas « Dijon » : 43 % des sites

217 sites sur 501 n'ont pas le mot Dijon dans leur balise title, celle qui s'affiche en bleu dans Google. 84 sites ont pour titre le seul nom de l'entreprise, sans activité ni ville.

Pour une entreprise locale, c'est la correction la plus rentable de toute cette liste. Google classe les pages d'abord sur leur titre. « Boulangerie Martin » ne se positionne sur rien ; « Boulangerie Martin, pain au levain à Dijon centre » se positionne sur ce que les gens tapent réellement.

4. Pas de titre principal, ou plusieurs : 31 % des sites

99 sites n'ont aucune balise H1, et 57 en ont plusieurs. Dans les deux cas, Google ne sait pas de quoi parle la page. Le cas typique : un thème WordPress qui met le logo en H1, puis le constructeur de page qui en ajoute un pour chaque bloc.

5. Aucun aperçu au partage : 27 % des sites

137 sites n'ont pas de balises Open Graph. Concrètement, quand un client partage votre site sur WhatsApp, Facebook ou LinkedIn, le lien apparaît nu, sans image ni titre. À l'heure où une bonne partie du bouche-à-oreille passe par un lien envoyé dans une conversation, c'est une perte sèche.

Ce qui va bien, et ce qui ne va plus

Trois critères sont réglés presque partout, et c'est une bonne nouvelle : le HTTPS (7 sites seulement encore en http), la déclaration mobile et la langue. Les données structurées, elles, sont présentes sur 69 % des sites, souvent grâce aux thèmes récents qui les génèrent automatiquement.

En revanche, 4 sites sont en noindex : ils demandent explicitement à Google de ne pas les indexer. Une balise oubliée après une refonte ou une mise en ligne depuis un environnement de test. Ces entreprises paient un site que personne ne peut trouver, et ne le savent probablement pas.

Et 120 sites de la liste initiale, presque un sur cinq, n'ont tout simplement pas répondu : nom de domaine expiré, erreur 404, serveur en panne, ou accès bloqué. Autant d'entreprises dont la fiche Google renvoie vers le vide.

Par secteur : qui s'en sort le mieux

SecteurSitesScore moyenSans meta descriptionSans aperçu au partage
Auto et artisans1083,50 %10 %
Assurance et finance1182,50 %18 %
Santé3077,713 %27 %
Beauté et bien-être2777,57 %22 %
Services aux entreprises5477,47 %28 %
Hôtels et hébergement1577,37 %20 %
Restaurants et bars10575,715 %26 %
Immobilier2375,617 %13 %
Commerces alimentaires2973,634 %21 %
Commerces non alimentaires5372,517 %40 %

Deux lectures. Les secteurs les mieux notés sont ceux où les sites sont souvent fournis par un réseau ou un franchiseur, avec des gabarits propres. Les commerces indépendants, alimentaires ou non, sont ceux qui ont le plus à gagner : un tiers des commerces de bouche n'ont pas de meta description, et 40 % des boutiques n'ont pas d'aperçu au partage.

La restauration rapide, comptée dans « Restaurants et bars », affiche à elle seule un score moyen de 62,6, le plus bas de toutes les catégories avec plus de dix sites.

Ce que ça veut dire pour vous

Si votre site est à Dijon, il y a de fortes chances qu'il soit dans la zone des 60 à 85. Ce n'est ni bon ni mauvais : c'est le peloton. Et dans le peloton, les places se prennent avec des corrections que la majorité ne fait pas.

Dans l'ordre :

  1. Mettez votre activité et votre ville dans le titre de chaque page. Une heure, effet visible en quelques semaines.
  2. Écrivez une meta description par page, 120 à 160 caractères, qui donne envie de cliquer.
  3. Un seul H1 par page, qui dit de quoi elle parle.
  4. Décrivez vos images, en commençant par celles de la page d'accueil et de vos produits.
  5. Ajoutez les balises Open Graph pour que vos liens soient beaux quand on les partage.

Puis passez votre page dans l'analyseur et comparez votre score à la moyenne dijonnaise. Si vous voulez qu'on regarde au-delà de ces 13 critères, votre positionnement, vos concurrents directs, votre fiche Google, l'audit SEO flash fait ce travail sous 48 h, en vidéo, pour un prix fixe.

Méthode et limites

Les 621 sites viennent des données OpenStreetMap de la commune de Dijon (objets portant un site web et une activité commerciale ou de service), relevées le 27 septembre 2026. Les chaînes nationales, les administrations, les établissements publics et les pages hébergées sur les réseaux sociaux ont été exclus. Chaque site a été chargé une fois, comme le ferait un robot d'indexation, et analysé sur sa page d'accueil uniquement, avec les 13 critères de notre analyseur : title, meta description, H1, structure des titres, attributs alt, HTTPS, canonical, langue, viewport, indexation, données structurées, Open Graph, Twitter Card.

Ce que le baromètre ne mesure pas : la vitesse réelle, le contenu, les liens entrants, les positions Google. Il photographie les fondations, pas la maison. Les chiffres sont agrégés ; aucune donnée individuelle n'est publiée. On refera l'exercice dans un an pour voir ce qui a bougé.

Écrit par

Axel Masson

Axel Masson

Fondateur & Directeur Créatif

Passionné de stratégie digitale et de design, Axel accompagne les PME dans leur croissance en ligne depuis plus de 5 ans.

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