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7 min de lecture10 octobre 2026

« Google » vous appelle pour votre fiche ? Raccrochez. Les arnaques à la fiche d'établissement, et quoi faire

Faux conseillers Google, menace de fermeture de fiche, demande de pièce d'identité, numéro surtaxé : les arnaques à la fiche d'établissement, ce que dit Google, et la marche à suivre.

Axel Masson

Axel Masson

Fondateur & Directeur Créatif

Un téléphone qui affiche un appel entrant « Google », avec la mention : Google ne vous demande jamais d'argent par téléphone

Le téléphone sonne. Une voix sûre d'elle se présente comme « votre conseiller Google » et vous annonce que votre fiche d'établissement va être fermée, ou qu'elle n'est pas « validée », ou qu'il faut « passer à la nouvelle version ». Pour régler ça, il faut payer, ou envoyer une pièce d'identité, ou se connecter à son ordinateur tout de suite.

C'est une arnaque. Pas « probablement » : c'est une arnaque, et Google le dit lui-même.

Ce que Google dit, noir sur blanc

Le centre d'aide de la fiche d'établissement Google est clair sur trois points :

  • Google ne vous demande jamais par téléphone de payer, de donner un numéro de carte bancaire ni un mot de passe de compte. Si quelqu'un réclame de l'argent pour maintenir votre fiche, l'appel ne vient pas de Google.
  • Google ne facture pas la fiche d'établissement, et ne demande jamais de code de validation à usage unique par téléphone. Les personnes qui proposent « d'améliorer votre fiche » contre paiement en se présentant comme le support Google ne sont pas Google.
  • En cas d'appel suspect, Google recommande de raccrocher sans appuyer sur aucune touche, et met à disposition un formulaire pour signaler les appels qui se font passer pour lui.

Une nuance, pour être exact : Google passe parfois des appels automatisés, avec une voix enregistrée, pour vérifier vos horaires ou une information de votre fiche. Ces appels ne demandent jamais d'argent, et vous pouvez les désactiver dans les paramètres de la fiche. Un humain qui vous met la pression, ce n'est jamais Google.

Les quatre scénarios qu'on voit passer

Les signalements publics sur les plateformes de lutte contre les arnaques se ressemblent tous. Quatre variantes reviennent.

1. La menace de fermeture. « Votre fiche va être supprimée sous 48 h si vous ne régularisez pas. » Le montant demandé tourne autour de quelques centaines d'euros, parfois suivi d'une deuxième demande plus élevée. L'appel peut durer longtemps : l'objectif est de vous épuiser.

2. Le faux « passage à Google Business Profile ». On vous explique que l'ancien outil (Google My Business) disparaît et qu'il faut payer la migration. Le changement de nom a bien eu lieu, il y a des années, et il n'a jamais rien coûté à personne.

3. La demande de pièce d'identité. Pour « valider » ou « renouveler » la fiche, l'appelant réclame une carte d'identité recto verso et une photo de votre visage. Avec ça, il peut usurper votre identité, et parfois revendiquer votre fiche à votre place.

4. La prise en main de l'ordinateur. « Connectez-vous, je vais annuler la demande de fermeture avec vous. » Une fois sur votre poste, l'escroc récupère vos accès Google, et avec eux votre fiche, vos avis, parfois votre messagerie.

Il existe aussi une version par SMS : un message « Services Google » qui menace de restreindre votre fiche et renvoie vers un faux site de connexion. Même réponse : on ne clique pas.

L'autre arnaque, plus discrète : le numéro remplacé

Celle-là ne vous appelle pas. Fin 2024, un restaurant de Gironde a découvert que le numéro affiché sur sa fiche Google n'était plus le sien : un numéro surtaxé l'avait remplacé, et les clients qui appelaient pour réserver payaient la communication à des inconnus. Le bon numéro n'a été rétabli qu'après la médiatisation de l'affaire.

Le mécanisme : n'importe qui peut « suggérer une modification » sur une fiche Google. Si personne ne surveille la fiche, certaines suggestions finissent par passer. Google en bloque des dizaines de millions chaque année, mais pas toutes.

Vérifiez votre fiche une fois par mois, en cherchant votre entreprise dans Google comme le ferait un client : numéro, horaires, adresse, catégorie, mention « fermé définitivement ». Deux minutes.

Ce qu'il faut faire, dans l'ordre

Si vous êtes en ligne avec un « conseiller Google » :

  1. Raccrochez. Ne donnez rien, ne cliquez sur rien, n'appuyez sur aucune touche.
  2. Si vous avez un doute sur l'état réel de votre fiche, connectez-vous vous-même en tapant l'adresse de Google dans votre navigateur, jamais depuis un lien reçu.
  3. Signalez l'appel via le formulaire du centre d'aide Google, et sur une plateforme publique de signalement : ça protège les suivants.

Si vous avez déjà payé ou transmis des documents :

  1. Faites opposition sur le paiement auprès de votre banque, et déposez plainte. Une pièce d'identité transmise justifie à elle seule la plainte.
  2. Changez le mot de passe du compte Google qui gère la fiche, et activez la validation en deux étapes.
  3. Dans la fiche, ouvrez la liste des utilisateurs et retirez toute personne que vous ne connaissez pas. Vous devez être le propriétaire principal, pas un simple gestionnaire.

Comment rendre votre fiche difficile à voler

Les escrocs cherchent les fiches mal tenues : un seul accès, souvent celui d'un ancien salarié ou d'un ancien prestataire, pas de double authentification, personne qui regarde.

  • Vous êtes propriétaire principal de la fiche. Un prestataire peut être gestionnaire, jamais propriétaire. Si votre fiche a été créée par une agence, demandez le transfert de propriété avant toute autre chose.
  • Un compte Google dédié à l'entreprise, avec la validation en deux étapes, plutôt que le compte personnel du dirigeant.
  • Les accès rangés dans un gestionnaire de mots de passe, partagé avec une seule autre personne de confiance.
  • Une personne désignée qui vérifie la fiche chaque mois et traite les notifications de Google dans les délais. Une modification suggérée par un inconnu se refuse en un clic, à condition de la voir.
  • Un principe simple dans l'entreprise : tout appel, SMS ou e-mail « de Google » qui demande quelque chose est transféré à cette personne avant toute action.

Et les faux avis, le chantage, les concurrents ?

C'est un autre sujet, avec ses propres procédures : Google a une page dédiée au signalement des tentatives d'extorsion par avis négatifs, et une autre pour les avis frauduleux. On y reviendra dans un article à part. Retenez une règle : on ne paie jamais pour faire disparaître des avis, et on garde les preuves (captures, dates, messages).

Si vous préférez que quelqu'un s'en occupe

Dans notre forfait communication, la fiche Google est tenue chaque mois : vérification des informations, refus des modifications suggérées par des inconnus, réponses aux avis, accès sécurisés avec vous comme propriétaire. Et nos clients nous transfèrent les appels et les messages suspects avant d'y répondre : ça nous prend deux minutes, ça leur évite une mauvaise journée.

Si vous voulez seulement remettre votre fiche d'aplomb une fois, la fiche Google optimisée comprend la sécurisation des accès. Et si vous avez juste une question sur un appel que vous venez de recevoir, écrivez-nous sur WhatsApp, on vous dira si c'est une arnaque. C'est gratuit, et c'est presque toujours oui.

Écrit par

Axel Masson

Axel Masson

Fondateur & Directeur Créatif

Passionné de stratégie digitale et de design, Axel accompagne les PME dans leur croissance en ligne depuis plus de 5 ans.

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